J'ai toujours adoré cueillir des fruits. Quand j'étais jeune, au chalet de mes parents, je partais souvent, dès le début de l'été, me promener dans les champs et les chemins de terre afin d'y dénicher la plus belle "talle" de framboises aux alentours.

Plus tard dans l'été, quand les fruits étaient bien mûrs, je partais en expédition, littéralement dans la talle de framboises, accroupie sous les plants (aie, ça pique!) et je soulevais les branches afin d'y découvrir les plus belles, les plus grosses et les plus juteuses framboises de la saison! Et je les cueillais tant qu'il y en avait, beau temps mauvais temps, et je revenais parfois avec autant d'eau que de framboises dans mon plat, mais cela n'avait pas d'importance. Car je savais très bien ce que ma mère allait en faire: de la gelée de framboises! C'était ma préférée. Tout le goût de la framboise sans les petits grains qui prennent dans les dents!!!

Plus tard, sont venues les mûres, car il n'y en avait presque pas dans la région à cette époque-là. Et durant mes nombreuses vacances au Lac St-Jean, bien évidemment, les bleuets! Et ainsi, au fil des ans, chaque fois que je me retrouve en un lieu "sauvage", je cherche les plants de framboises, de mûres ou de bleuets et j'en trouve à tout coup! Quand la récolte est bonne, j'en congèle une partie que je cuisine en muffins, gâteaux renversés et que je mange en garniture sur des crêpes, gaufres et pain doré, avec du sirop d'érable, bien sûr!

L'été passé, j'ai découvert une belle grosse talle de bleuets mais je n'avais pas le temps d'en cueillir plus d'une poignée et je n'ai pas pu y retourner pour vider la talle! Je crois, hélas, que je n'y serais pas parvenue car elle était de taille: en effet, le parc des Grands Jardins, dans la région de Charlevoix, ressemble à une grande bleuetière, avec les mouches noires en prime! Comme nous quittions la région quelques jours plus tard, c'est avec regret que j'ai laissé les bleuets...aux ours noirs, qui y vivent en grand nombre (ils sont bien nourris!). Et moi, j'ai dû me résigner à acheter mes bleuets au marché Jean-Talon. Ils sont bons, mais jamais autant que lorsqu'on les cueille soi-même.

Il y a quelques semaines, on m'a proposé de cueillir des raisins. Pas aussi bon que des framboises, mais quand même très bon. Et je commence à chercher des recettes, et j'en trouve, et je me dis: OK, je vais aller les cueillir ces raisins et je vais faire de la gelée. Il doit y avoir moyen de faire quelque chose de bon avec ça!

Et voici donc, par un beau dimanche après-midi, la cueillette des raisins:

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Puis, une fois cueillis, il a bien fallu les photographier ces raisins, pour le blog! Cette photo-là, je ne m'en suis pas du tout rendue compte! Surprise!

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Vus de plus près:

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Cette photo-là, elle m'enchante. Avec la lumière sur les raisins et les toiles d'araignées en prime!

Et cette semaine, je les ai fait cuire de la façon suivante. Verser environ 4 ,5 à 5,5 livres (en kilos, ça doit bien faire 2 à 2.5 kilos) dans une casserole à fond épais. Y ajouter 1/2 tasse (125 ml) d'eau. Bien écraser les raisins avec un pilon à pommes de terres. Porter à ébullition puis baisser le feu et laisser mijoter à feu doux environ 15 minutes. Verser dans une passoire recouverte d'une étamine (coton fromage) et laisser égoutter quelques heures ou toute une nuit. Et avec le jus ainsi recueilli, faire de la gelée de raisins, mais elle n'est pas encore faite!

À suivre...